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Écrit par Administrateur   
Mercredi, 30 Mars 2011 21:02

Voici un site qui va ravir les passionnés d'art, c'est celui de mon ami Marcello Pettineo.

Marcello

L'artiste

Marcello Pettineo : l’esprit naturaliste

Toute son oeuvre est une invitation au voyage et à la découverte. En quelques coups de crayons, Marcello vous emmène à la rencontre des derniers mondes sauvages, d’une nature sublimée par la sensibilité de son regard. Devant ces études qui se lisent comme les pages d’un carnet naturaliste, votre esprit s’évade en terre inconnue et se prend à rêver.

Pour en savoir plus : http://www.marcello-art.com/pdf/article-pda.pdf


Si les catalogues de l’agence Orchape semblent si précieux, au point que vous les rangez dans votre bibliothèque au côté de vos plus beaux ouvrages, c’est qu’ils sont littéralement habités par l’oeuvre de Marcello Pettineo. Ce ne sont plus les pages de prospectus publicitaires sur lesquelles vous posez un regard tour à tour étonné ou émerveillé, mais celles de livres de route illustrés dans l’esprit des carnets naturalistes des siècles passés. Modestement, Marcello s’emploie à revisiter l’émotion qui émane de ces testaments graphiques. Il nous offre ce  mélange subtil où s’imprime la patte de Darwin, Audubon, Léonard de Vinci ou celle plus récente du photographe Peter Beard. C’est cela « l’esprit Marcello », qui réfute les étiquettes et ne se considère pas comme un artiste animalier mais comme un « explorateur du trait » : en quelques coups de crayons fins et précis mais aussi en mêlant les outils artistiques et informatiques, il vous emmène en voyage. Contemplez l’une de ses oeuvres, puis fermez les yeux. Ça y est, vous voici transporté à l’autre bout de la terre !

Trouver un sens à sa vie

Actuellement concepteur graphique au sein de l’agence Fremens qu’il co dirige, Marcello travaille depuis bientôt trente ans dans la communication visuelle. Nous sommes à la fin des années 1990 lorsqu’il se pose cette question existentielle qui nous vient tous un jour ou l’autre à l’esprit : « Quelle empreinte lasserai-je derrière moi ? ». Et s’il s’interroge ainsi sur le sens de son existence, c’est aussi qu’à la même époque, il a le sentiment d’être arrivé au bout d’un système. « Pire, avoue t’il, j’avais le sentiment de me trahir, que cette profession n’avait plus rien de créatif à une époque où, en plus, j’avais pris la décision de privilégier l’être au détriment de l’avoir ». Quand l’ordinateur s’est préfiguré comme outil de travail dans son métier, toute la profession le réfutait sauf les graphistes indépendants comme lui, qui se rappelle : « Je garde un merveilleux souvenir de ces années où nous nous sentions comme des pionniers défrichant de nouveaux horizons issus de la technologie numérique ; nous dessinions directement avec la lumière ». Cette liberté que lui offrait son nouveau choix de vie associée à l’utilisation de l’outil informatique qui offrait tant de perspectives nouvelles se sont trouvées au coeur de sa démarche artistique, qui fait la synthèse de tous les moyens dont un artiste  disposent désormais, traditionnels et nouvelles technologies incluses. Des outils qui vont permettre à ce créateur qui aime brouiller les pistes de se transcender en prenant systématiquement le contre-pied des autres dans la réalisation de tous ses travaux.

Un esthète anti conformiste

C’est cette approche pour le moins originale qui fera son succès. « Ce qui m’importe, c’est de capter l’intérêt du lecteur et de le conserver le plus longtemps possible en lui offrant de multiples lectures, une balade plutôt qu’une visite imposée » confie Marcello. Vous obtenez ainsi des montages surprenants pour ne pas dire décapants, où l’image parfois est détournée de son sens, et où les textes manuscrits se superposent et se mêlent aux dessins qui côtoient des collages photos.

En réalité, Marcello est un esthète habité par un bouillonnement créatif, qui ne conçoit rien sans une dimension poétique. Demandez lui qu’il vous illustre une approche au phacochère, il est capable de vous livrer l’image d’un calao, car c’est l’un des premiers oiseaux que l’on voit en brousse, le matin à l’aube.

Ses premières publications issues de sa sensibilité naturaliste paraissent dans un magazine spécialisé hélas aujourd’hui disparu : Plaisirs de la pêche. Marcello, dont l’approche est tout à fait nouvelle pour l’époque fait très vite évoluer le titre d’un point de vue graphique. A la même époque, lui qui travaille toujours dans la communication se sent un peu las des dérives de sa profession. « J’étais dans la frustration d’exercer un métier qui ne m’apportait plus ce que j’attendais en terme de création. Et je refusais de me plier aux nouvelles exigences d’un dictat essentiellement consumériste ». Le hasard faisant bien les choses, il rencontre au bord de l’eau un jeune instituteur qui a l’idée étonnante d’organiser des sorties de pêche pour les gamins des banlieues en difficulté.

La naissance des Mémoires d’un pêcheur de tritons

Parallèlement, cet enseignant rédige un mémoire sur les bienfaits de l’éco formation, à savoir ce en quoi la nature et la pêche à la ligne sont sources d’épanouissement et d’apprentissage des vraies valeurs de la vie pour les jeunes. Les deux pêcheurs sympathisent, et le premier propose à Marcello de remplir un imprimé sur lequel figurent 20 questions en rapport avec son travail. A la même époque, Marcello a l’intuition d’un projet, une sorte de testament qui regrouperait la somme de ses connaissances. Et il crée plus qu’il n’écrit un petit recueil extraordinaire, bousculant toutes les chartes graphiques de l’époque. Une perle éditoriale et un trésor qui se trouve à la croisée des chemins entre le carnet de route, le carnet naturaliste, l’album photo et le livre objet, conservé comme un précieux manuscrit  antique dans sa couverture de cuir nouée par un lacet.

Dans l’ouvrage en question, hélas épuisé et qu’il baptise Mémoires d’un pêcheur de tritons (il a choisi ce titre car la capture de ces amphibiens figure parmi les premiers exploits halieutiques de ce fou de pêche qui, comme tous les enfants, aimait  patauger dans les mares ) vous retrouvez un condensé du savoir-faire de Marcello, qui aime brouiller les pistes et se joue des codes en vigueur. L’outil informatique lui permet d’exploiter jusqu’à l’infini ses idées les plus audacieuses pour le plus grand bonheur des lecteurs. Il a cherché dans ses souvenirs des objets, des dessins qu’il a réalisés tout petit et qu’il juxtapose à des témoignages plus récents.

Rencontre avec des chasseurs

« Le moteur de ce livre comme celui de n’importe lequel de mes travaux, c’est de réserver une grande part à l’improvisation qui est source de créativité et de surprise au détour de chaque page » confie Marcello en souriant. Vous obtenez l’ouvrage de quelqu’un qui se considère moins comme un artiste que comme un témoin et un rapporteur des belles choses de la nature, et dans lequel il déroule sa vie en mêlant réalisme et anticipation, bousculant même les théories de l’évolution. C’est ainsi que vous pouvez découvrir des grenouilles portant des ailes de libellules, un caméléon aux couleurs de Coca Cola et autres accidents graphiques, comme cette tache de café témoin de ces longues nuits durant lesquelles son fourmillement d’idées le maintient éveillé.

Pour Marcello,-  et il a raison - c’est ce genre de détail qui donne du corps à un livre ! Corps à la vie tout simplement ! Cette même grenouille libellule lui doit l’honneur d’être devenu l’ami de Sébastien Steyer, paléontologue au Muséum d’histoire naturelle  de Paris et l’un des dix grands spécialistes de la sortie des eaux. Voyant ce dessin au détour d’un article, ce dernier lui octroya le privilège exorbitant de déambuler à sa guise dans les galeries et sous-sols de la « Vieille Maison ». Et c’est une partie du monde scientifique qui l’accueille aujourd’hui en reconnaissant ses talents d’observateur et de transcripteur du monde du vivant, et en lui confiant par exemple la réalisation d’un ouvrage sur les araignées pour le compte des éditions Belin, en collaboration avec Christine Rollard, arachnologue au Muséum.

Marcello contribue ensuite à de multiples réalisations pour le compte de professionnels de la pêche dont l’agence Planet Fly Fishing, spécialisée dans le voyage de pêche à la mouche, chez qui il réalise communication visuelle et site Internet. Cette opportunité lui donnera l’occasion d’effectuer quelques périples des mythiques rivières du Montana aux Bijagos, en passant par les flats de la mer des Caraïbes et autres paradis halieutiques.

Puis un beau jour il rencontre Jean Philippe Bourgneuf, directeur de l’agence Orchape, et Florent Mathieu, patron de la Safaria. « J’avais répondu par pure politesse à ce rendez-vous fixé par l’agence qui souhaitait relooker son site. En sachant que je déclinerai la proposition, car je n’aimais ni la chasse, ni les chasseurs » avoue Marcello.

Des rencontres qui gomment ses préjugés

Mais c’était sans compter sur la rencontre de deux esthètes qui vont gommer tous ses préjugés. « J’ai flashé sur ces belles personnes d’une rare humanité avec qui je partage le même intérêt pour la faune. Tous deux respectent mes opinions, et je n’aime toujours pas tuer. Mais à la différence d’autrefois, je suis fier désormais de compter parmi mes amis des chasseurs et de partager leur passion de la nature ». 

Marcello finit définitivement par revoir son jugement lorsqu’il entreprend une sorte de voyage initiatique dans la brousse centrafricaine, invité par M. Yves Forestier, PDG d’Orchape et sous la houlette de Florent Mathieu avec qui il partage l’admiration pour l’oeuvre de Peter Beard. Tous deux lui ouvrent les portes de leur « Pays des merveilles ». Puis à l’image  de ces naturalistes d’antan, il relève le défi de revenir de cette terre oubliée avec ses récoltes et de relater au plus juste ce qu’il a vu. « Plus que de m’accorder toute sa confiance, Jean- Philippe Bourgneuf a défendu, contre toute attente, ma vision » raconte t’il.

Marcello crée alors le Carnet de grande chasse de l’agence Safaria unanimement plébiscité par les professionnels de la chasse, puis il récidive un an plus tard avec les deux carnets de voyage de chasse et de pêche de l’agence Orchape qui sont sans doute les plus beaux documents publicitaires jamais réalisés pour un voyagiste, ainsi que son site que nous vous invitons à découvrir. « J’ai rapidement compris que dans le milieu de la chasse, qu’il s’agisse des catalogues des agences de voyages, de leurs sites Internet ou des revues spécialisées, on ne mettait pas suffisamment en valeur la beauté de la nature. Trop de matériels exhibés, trop d’animaux morts, trop de vanité. Elles sont où la nature et l’humilité dans tout cela, sans lesquelles la chasse est vidée de son sens ? s’interroge Marcello. Dans un univers qu’il juge graphiquement bien trop pauvre eu égard à un environnement de la chasse paradoxalement très riche, l’artiste ne retrouve pas ces valeurs qu’il apprécie chez ses deux nouveaux amis et qui lui paraissent être le fil conducteur, pour ne pas dire la matrice de l’art cynégétique : la beauté d’une nature sauvage qui par essence est vivante, et que l’artiste souhaite sublimer.

L’appel de la steppe

Pour Marcello, le postulat est simple : pour tirer cette activité vers le haut, la justifier et mieux encore, l’ennoblir et la magnifier, il faut faire redécouvrir la chasse à travers son bestiaire, ses décors, à travers toutes ces émotions, ce répertoire universel de formes et de couleurs qui illuminent une vie de chasseur et donnent du piment à un voyage. Et il nous livre avec la sensibilité de son regard porté sur la vie sauvage des témoignages si bouleversants, si proches de ceux que nous-même avons vécus aux mêmes endroits qu’on en sentirait presque les larmes monter aux yeux. Il émane de ses dessins, ceux de la Mongolie par exemple, un pays qu’il adore pour ses paysages mais aussi pour les valeurs qu’on y cultive, ce petit quelque chose qu’on ne retrouve nulle part ailleurs : la dimension poétique des choses, celle offerte par « un grand enfant qui essaie de garder les yeux ouverts ». Un grand enfant qui nourrit sa soif de découvertes aux confins des derniers espaces sauvages, à la rencontre de peuples et de bestiaires oubliés. Et quand Marcello me dit ceci : « Je suis un fêlé, mais tu n’as pas encore mesuré à quel point… » j’espère en tout cas que l’univers de la chasse, cette « œuvre d’intelligence, d’ardeur et de beauté » disait Paul Vialar aujourd’hui si injustement stigmatisée sera pour lui, dans son nouveau parcours de vie source d’enrichissement, d’épanouissement personnel et d’inspiration artistique comme a pu l’être la pêche à la mouche !

ENCADRES

Coordonnées Marcello :

Mobile : 06 60 61 62 92

www.marcello-art.com

e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Merci à Marcello pour toutes ces photos plus jolies les unes que les autres et pour sa gentillesse sans égale.

Mise à jour le Jeudi, 23 Juin 2011 21:05
 

Image de Pêche

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